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Poètes en herbe (expression écrite)

// avril 14th, 2011 // 2 Comments » // Poésies et lectures à voix hautes

Vous trouverez dans cet article quelques unes des poésies écrites par les élèves de la classe : Luigy, Quentin, Eléonore, Loïc, Léa, Victoria et Manon.

LE RESTAURANT ( de Luigy)

Hier, je suis allé au restaurant,
J’étais vraiment très content !
J’ai pris en dessert une tarte au flan,
Et comme je suis un garçon gourmand
J’ai encore mangé un gâteau croquant.

Mais je me suis cassé une dent !
Alors très inquiet, j’ai dit en hurlant :
– Au secours, au secours maman !
Elle m’a demandé en souriant :
– Mais qu’as-tu donc mon grand ?

Moi, j’ai répondu tout tremblant :
– Je crois que… que j’ai perdu une dent !
C’est là que mon p’tit frère a dit en riant :
– Oui ! Oui ! Regarde je l’ai trouvée ta dent !
– Elle était cachée sous mon gant !

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LAURENT (de Quentin)

Ce garçon est marrant, il s’appelle Laurent.
A l’école, il passe tout son temps
Assis sur un banc à lire des romans.

Je trouve qu’il n’est pas méchant !

Souvent quand il joue, il oublie le temps,
Il rêve d’animaux géants,
Grands comme des éléphants !

Alors, il saute, il est souriant !
Moi je sais qu’il n’est pas méchant
Je le trouve marrant !

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LA FEE (d’Eléonore)

Cet été,
Quand la chaleur s’est levée,
Apparut une fée
Tenant à la main un bouquet,
C’était du muguet.

Quand elle est arrivée
Je lui ai proposé du thé.
Mais elle a refusé
Car elle devait s’occuper de son bébé
Né en mai dernier.

En partant, elle m’a donné
Un étrange objet,
C’était une poupée
Dont j’avais toujours rêvée.

De nouvelles elle ne m’a jamais données,
Mais c’est une rencontre que jamais je n’oublierai !

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IL Y A LONGTEMPS (de Loïc)

Il y a longtemps
Pendant que je te lisais un roman
Tu avais l’air d’être content
Mais j’ai compris que tu étais méfiant.

Il y a longtemps
Quand tu étais avec tes parents
Tu avais l’air d’être content
Mais j’ai compris que tu trouvais qu’ils étaient méchants.

Il y a longtemps
Quand nous étions sur un banc
Tu avais l’air d’être content
Mais j’ai compris que tu restais vigilant.

Il y a longtemps
Pendant que nous étions près de l’étang
Tu avais l’air d’être content
Mais j’ai compris que tu voulais rentrer à l’appartement

Car il était grand temps !

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ELLE NE DEMANDE QU’A… (de Léa)

Elle ne demande qu’à être aimée
Dans son coeur enflammé.
Elle ne demande qu’à rêver
D’être une fée bien aimée.

Elle ne demande qu’à s’amuser
Pendant toute une soirée,
Avec ses jouets préférés,
Dans le calme complet,
Pendant juste une soirée !

Elle ne demande qu’à être caressée
Un peu plus haut que ses yeux bleutés.
Elle ne demande qu’à être aimée
Dans son coeur enflammé.

Elle ne demande qu’à être une fille bien aimée.

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UNE PETITE FILLE (de Victoria)

Comme elle était belle
Avec sa robe de dentelle !
Pour tous, c’était un vrai modèle !
Le soir parfois, elle allumait une chandelle
Et chantait d’une jolie voix rebelle.
Les oiseaux venaient se poser près d’elle
Puis repartaient à tire d’aile.

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LA PETITE FILLE EN BLANC (de Manon)

Ce matin, en me promenant,
J’ai vu une petite fille vêtue de blanc.
Elle montait un magnifique cheval blanc,
Et avait un air très élégant !

La neige avait tout recouvert de blanc,
Et le paysage avait des reflets d’argent.
L’enfant très douée en chant
Chantait tout en souriant calmement.

Poème du chat, poésie de Jacques Roubaud récitée par Benjamin

// janvier 6th, 2011 // No Comments » // Poésies et lectures à voix hautes

Poème du chat

Quand on est chat on n’est pas vache
on ne regarde pas passer les trains
en mâchant les pâquerettes avec entrain
on reste derrière ses moustaches
(quand on est chat, on est chat)

Quand on est chat on n’est pas chien
on ne lèche pas les vilains moches
parce qu’ils ont du sucre plein les poches
on ne brûle pas d’amour pour son prochain
(quand on est chat, on n’est pas chien)

On passe l’hiver sur le radiateur
à se chauffer doucement la fourrure

Au printemps on monte sur les toits
pour faire taire les  sales oiseaux

On est celui qui s’en va tout seul
et pour qui tous les chemins se valent
(quand on est chat, on est chat)

Une baleine à bicyclette de Claude Roy, poésie récitée par Loïc

// novembre 14th, 2010 // No Comments » // Poésies et lectures à voix hautes

Une baleine à bicyclette

Une baleine à bicyclette
rencontre un yak dans un kayak.

Elle fait sonner sa sonnette.
C’est pour que le yak la remarque.

Elle sonne faux, la sonnette,
dit le yak à l’accent canaque.

La baleine, la pauvre bête,
reçoit ces mots comme une claque.

Une baleine à bicyclette
qu’un yak accuse de faire des couacs !

Elle sonne juste ma sonnette,
dit la baleine du tac au tac.

Car ma sonnette a le son net
d’une jolie cloche de Pâques.

Ne te fâche pas baleinette
répond le yak qui a le trac.

(Une baleine à bicyclette
peut couler un yak en kayak.)

J’aime beaucoup ta sonnette,
elle a un son net et intact.

Bien trop poli pour être honnête,
dit la baleine au yak sans tact.

Le yak en kayak s’en va sur le lac
et la baleine à bicyclette

S’en va pédalant vers Cognac
en faisant sonner sa sonnette.

Comme je n’ai plus de rimes en ac
je reste en carafe dans le lac

Comme une baleine un peu braque
qui n’a plus de tour dans son sac.

L’enfant qui battait la campagne, poésie de Claude Roy, récitée par Lucka

// novembre 14th, 2010 // No Comments » // Poésies et lectures à voix hautes

L’enfant qui battait la campagne

Vous me copierez deux cents fois le verbe:
Je n’écoute pas. Je bats la campagne.

Je bats la campagne, tu bats la campagne,
Il bat la campagne à coups de bâton.

La campagne ? Pourquoi la battre ?
Elle ne m’a jamais rien fait.

C’est ma seule amie, la campagne.
Je baye aux corneilles, je cours la campagne.

Il ne faut jamais battre la campagne :
on pourrait casser un nid et ses oeufs.

On pourrait briser un iris, une herbe,
On pourrait fêler le cristal de l’eau.

Je n’écouterai pas la leçon.
Je ne battrai pas la campagne.

Le dormeur du Val, poésie d’Arthur Rimbaud, récitée par Rachel

// juin 3rd, 2010 // No Comments » // Poésies et lectures à voix hautes

Le dormeur du val

C’est un trou de verdure où chante une rivière
Accrochant follement aux herbes des haillons
D’argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l’herbe sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

Promenade de Picasso, poésie de Jacques Prévert, récitée par Christian

// mai 23rd, 2010 // No Comments » // Poésies et lectures à voix hautes

Promenade de Picasso

Sur une assiette bien ronde en porcelaine réelle
une pomme pose
Face-à-face avec elle
un peintre de la réalité
essaie vainement de peindre
la pomme telle qu’elle est
mais
elle ne se laisse pas faire
la pomme
elle a son mot à dire
et plusieurs tours dans son sac de pomme
la pomme
et la voilà qui tourne
dans son assiette réelle
sournoisement sur elle-même
doucement sans bouger […]
et c’est alors
que le peintre de la réalité
commence à réaliser
que toutes les apparences de la pomme sont contre lui […]
et le peintre étourdi perd de vue son modèle
et s’endort
C’est alors que Picasso
qui passait par là comme il passe partout
chaque jour comme chez lui
voit la pomme et l’assiette et le peintre endormi
Quelle idée de peindre une pomme
dit Picasso
et Picasso mange la pomme
et la pomme lui dit merci
et Picasso casse l’assiette
et s’en va en souriant
et le peintre arraché à ses songes
comme une dent
se retrouve tout seul devant sa toile inachevée
avec au beau milieu de sa vaisselle brisée
les terrifiants pépins de la réalité.

Gourmand jusqu’à dix, poésie de François Fontaine, récitée par Mélissa.

// janvier 3rd, 2010 // 2 Comments » // Poésies et lectures à voix hautes

Gourmand jusqu’à dix

raisin animéJe veux du raisin,
ça fait un.
Une belle cerise au bout de sa queue,
ça fait deux.
Quelques jolies noix,
ça fait trois.
Une pomme écarlate,
ça fait quatre.
Avant de boire on trinque,
ça fait cinq.
Du sirop de cassis,
ça fait six.
Une poignée de cacahuètes,
ça fait sept.
Une belle tarte bien cuite,
ça fait huit.
Dans un plat tout neuf,
ça fait neuf.
C’est un vrai délice,
ça fait dix.
J’ai trop mangé !
J’ai trop compté !
Je n’ai plus faim !
Reviens demain !

Les deux voyageurs, poésie de Jean-Pierre Claris de Florian, récitée par Steffen

// janvier 3rd, 2010 // 3 Comments » // Poésies et lectures à voix hautes

Les deux voyageurs

thief 01Le compère Thomas et son ami Lubin
Allaient à pied tous deux à la ville prochaine.
Thomas trouve sur son chemin
Une bourse de Louis Pleine.
Il l’emporte aussitôt. Lubin d’un air content
lui dit : Pour nous la bonne aubaine !
Non, répond Thomas froidement,
Pour nous n’est pas bien dit, pour moi c’est différent.
Lubin ne souffle plus : mais en quittant la plaine,
Ils trouvent des voleurs cachés au bois voisin.
Thomas tremblant et non sans cause,
Dit : Nous sommes perdus ! Non, lui répond Lubin,
Nous n’est pas le vrai mot, mais toi c’est autre chose.
Cela dit, il s’échappe. Thomas est bientôt pris :
Il tire la bourse et la donne.

Qui ne songe qu’à soi quand sa fortune est bonne,
Dans le malheur n’a point d’amis.

Au cirque, poésie de Jacques Charpentreau récitée par Méline.

// janvier 3rd, 2010 // No Comments » // Poésies et lectures à voix hautes

Au cirque

clown02Au grand cirque de l’univers,
On voit sauter des trapézistes,
Des clowns, des jongleurs, des artistes
S’envoler à travers les airs.

L’écuyère sur ses chevaux
Passe du noir au brun, au blanc,
Le funambule sans élan,
Droit sur son fil, saute là-haut.

Tout saute à s’en rompre le crâne
Les lions sur des tambours dorés,
Les tigres sur des tabourets…
Moi, je saute du coq à l’âne.

Le diplodocus et la petite Anna, poésie de Jacqueline Held, récitée par Martin.

// octobre 23rd, 2009 // 1 Comment » // Poésies et lectures à voix hautes

Le diplodocus et la petite Anna

diplodocus

Le diplodocus
prit l’autobus.
Il dit à l’employé qui mangeait :
 » Bon appétit ! »
Et l’employé s’évanouit.
Les vingt places assises
étaient déjà prises.
« Je reviens de loin », dit le diplodocus,
« et j’ai les pieds bien fatigués ».
Mais la petite Anna
fit celle qui ne comprenait pas.
Aussi le diplodocus
-debout dans l’autobus-
mangea la petite Anna.
Moralité :
si tu prends l’autobus
cède ta place au diplodocus.

Poésie de Jacqueline Held