Posts Tagged ‘son’

Le diplodocus et la petite Anna, poésie de Jacqueline Held, récitée par Martin.

// octobre 23rd, 2009 // 1 Comment » // Poésies et lectures à voix hautes

Le diplodocus et la petite Anna

diplodocus

Le diplodocus
prit l’autobus.
Il dit à l’employé qui mangeait :
 » Bon appétit ! »
Et l’employé s’évanouit.
Les vingt places assises
étaient déjà prises.
« Je reviens de loin », dit le diplodocus,
« et j’ai les pieds bien fatigués ».
Mais la petite Anna
fit celle qui ne comprenait pas.
Aussi le diplodocus
-debout dans l’autobus-
mangea la petite Anna.
Moralité :
si tu prends l’autobus
cède ta place au diplodocus.

Poésie de Jacqueline Held

Les erreurs, poésie de Jean tardieu, récitée par Laura.

// octobre 23rd, 2009 // No Comments » // Poésies et lectures à voix hautes

Les erreurs

vielle-femme

Je suis ravi de vous voir
bel enfant vêtu de noir.
– Je ne suis pas un enfant
je suis un gros éléphant.
Quelle est cette femme exquise
qui savoure des cerises ?
C’est un marchand de charbon
qui s’achète du savon.
Ah ! Que j’aime entendre à l’aube
roucouler cette colombe !
– C’est un ivrogne qui boit
dans sa chambre sous le toit.
Mets ta main dans ma main tendre
je t’aime ô ma fiancée !
– Je n’suis point vot’ fiancée
je suis vieille et je suis pressée
laissez-moi passer !

Poésie de Jean Tardieu

Lion enfermé, poésie de Dieuw Schepel, récitée par Terry.

// octobre 23rd, 2009 // No Comments » // Poésies et lectures à voix hautes

Lion enfermé

lion

Dans un coin de la cage il a dormi…
Puis il s’est réveillé, inquiet
et lentement s’est levé.
Le regard triste, méfiant
il se met à longer le grillage.
Né dans une cage
il n’a jamais goûté l’étendue de la brousse,
vient-il d’y songer ?
Brusquement,
secouant sa crinière,
il gronde,
il rugit
et frappe avec ses pattes
à travers les barreaux !
Comment lui dire
que tant de « libertés »
n’existent que dans le coeur des prisonniers.

Poésie de Dieuw Schepel

L’heure du crime, poésie de Maurice Carême, récitée par Samantha.

// octobre 23rd, 2009 // No Comments » // Poésies et lectures à voix hautes

L’heure du crime

couteau

Minuit. Voici l’heure du crime.
Sortant d’une chambre voisine,
Un homme surgit dans le noir.
Il ôte ses souliers
s’approche de l’armoire
Sur la pointe des pieds
et saisit un couteau
dont l’acier luit, bien aiguisé.
Puis masquant ses yeux de fouine
avec un pan de son manteau,
il pénètre dans la cuisine
et, d’un seul coup, comme un bourreau
avant que ne crie la victime,
ouvre le coeur d’un artichaut.

Poésie de Maurice Carême